1. Freiner une croissance devenue folle et favoriser la transition vers une économie douce Le système actuel n’est plus viable - une croissance exponentielle et infinie, telle que nous la vivons, nous mène à notre perte. Il faut enrayer cette croissance, afin de consommer durablement, et non pas consommer plus de ressources qu’on ne peut renouveler. Si nous continuons sur cette voie, notre temps est compté. C’est pour cela qu’il est important de rendre nos infrastructures sociales durables et viables; investir l’argent de nos troisièmes piliers dans des énergies renouvelables au lieu des énergies fossiles, encourager la réutilisation et le recyclage de produits et de matériaux (allant dans le sens d’une économie circulaire, avec le moins de déchets possibles), lutter contre la surconsommation et la surproduction, ainsi que freiner la croissance des multinationales, et endiguer la toute-puissance de ces dernières. Il faut également reconsidérer la gestion des déchets, par exemple en incitant les supermarchés et les restaurants à distribuer leurs invendus aux banques alimentaires ou à la population directement afin d’éviter le gaspillage alimentaire et agricole, qui est source de pertes économiques considérables ainsi que de dégâts sociétaux et environnementaux considérables. Freiner la croissance enrayerait également la progression de la pauvreté, car les disparités économiques se réduiraient. Ce ralentissement permettrait aussi une meilleure gestion des ressources et des industries, les décisions ne devant pas être prises dans l’urgence pour suivre une croissance effrénée. Je m’engage pour une croissance économique maitrisée et respectueuse de l’environnement, et pour une transition rapide vers un système économique durable.

2. Préserver le climat et la biodiversité Nous sommes en plein coeur de la plus grande extinction massive et crise climatique de l’époque moderne. Chaque année, plus de 26’000 espèces disparaissent et les températures continuent à augmenter. Je m’engage pour la préservation de la faune et de la flore Suisse, particulièrement les espèces menacées indigènes par la création de nouveaux parcs naturels, une aide accrue aux associations d’aides de la biodiversité et par la protection de toutes les zones naturelles en Suisse. Je m’engage pour les énergies renouvelables, éoliennes, solaires et hydrauliques, ainsi que pour le développement d’une Suisse durable et écologique, qui respecte notre environnement, en ville comme en campagne. Je m’engage contre l’accord avec le Mercosur, qui contribue à la déforestation de l’Amazonie, poumon de notre planète, qui a déjà été fortement ravagée par les incendies successifs déclenchés afin de créer des terres cultivables. De plus, cet accord favorise les entreprises possédants des grandes terres en Amérique du sud et exploitant des milliers de paysans sous-payés et sans protection. Je m’engage de plus pour une baisses des émissions de CO2 en suisse, par l’utilisation des plus récentes technologies sur le sujet, par des réglementations plus strictes sur les industries émettrices de CO2, ainsi que par la promotion des véhicules en communs et électriques, ainsi que des réglementations très strictes sur les véhicules polluants et individuels. De plus, je m’engage pour augmenter l’absorption du CO2, en verdissant les villes, et les toits plats, ainsi qu’en augmentant le nombre de forêts en Suisse.

3. Respecter les animaux et manger plus sain L’industrie alimentaire, et surtout celle de la viande, est une des industries les plus polluantes de la planète. Monocultures liées à la déforestation, ainsi qu’à une péjoration de la qualité du sol; élevages et abattoirs qui produisent plus que la population ne peut consommer. En plus de cela, l’élevage de viande a contribué 14,5% des émissions de gaz à effet de serre de source anthropique, c’est-à-dire qui est causé (directement ou indirectement) par des humains. Les monocultures sont également un danger direct pour la biodiversité (faune et flore); en plus de ça, des pesticides doivent souvent y être utilisés. Tout cela détruit nos sols, empoisonne notre nourriture et contribue à un système économique injuste. Il faut encourager l’agriculture biologique, diversifiée et locale, non seulement pour soutenir les paysans indigènes et la nourriture biologique mais pour rendre la Suisse autosuffisante en nourriture. Il faut également s’engager à conserver les espèces d’animaux indigènes et rares (certaines races de chèvres ou de moutons par exemple), et surtout construire une industrie alimentaire éthique, où les paysans seraient rémunérés justement en fonction de leur travail, au lieu d’être exploités et endettés. Il faut aussi favoriser les initiatives citoyenne visant à utiliser les toits et autres espaces disponibles en ville afin de créer des potagers urbains, qui, en plus de verdir ces endroits, aide à nourrir la population croissante. Une industrie agro-alimentaire durable est la base d’une société durable. Je m’engage pour la souveraineté alimentaire, ainsi que pour une agriculture biologique et durable.

4. Aider les migrants mais pas les migrations Le débat sur les migrants est sans cesse pris en otage entre ceux qui voudraient leur ouvrir les frontières sans restriction et ceux qui voudraient leur fermer les portes sans exception. C’est regretttable parce que cela ne permet de résoudre aucun des problèmes posés par les migrations, ni celui de la détresse humaine vécue par les migrants, ni celui de la perte d’identité et d’appartenance ressentie par les catégories les plus fragiles des populations des pays d’accueil. S’envoyer des noms d’oiseau dans les médias et les arènes politiques n’arrange pas les choses non plus. A cet égard, les élites bien abritées derrière les remparts qu’elles ont érigés pour se protéger - diplômes académiques, numerus clausus professionnels, rémunérations garanties, accès garanti aux bons postes - portent une responsabilité bien plus lourde que les « nationalistes-repliés-sur-leur-pré-carré », qui, eux, sont directement confrontés à la précarité, au dumping salarial et à la promiscuité des transports publics... Le résultat des dernières élections européennes, qui a conforté sans la doper la progression des partis anti-migration, laisse penser que le problème va durer même si le flux de migrants tend à diminuer quelque peu. Il faut donc changer les représentations et reprendre le discours à la base. Premier constat, personne ne migre par plaisir. Il n’y a pas de migrants heureux, qui quitteraient leur village, leur communauté, leur culture sans bonnes raisons : réfugiés climatiques menacés par la désertification, artisans et paysans chassés de leur terres à cause de leur accaparement par les multinationales agroindustrielles ou du chaos entretenu par l’exploitation éhontée des ressources en Afrique sub-saharienne, conflits géopolitiques nés d’invasions extérieures comme en Afghanistan, en Irak, en Libye ou en Syrie. On ne part pas de chez soi pour aller chercher fortune ailleurs, avec tous les risques que cela suppose, par pur goût de l’aventure : ce choix est réservé aux enfants des classes aisées des riches banlieues d’Occident. Conclusion provisoire : la migration est donc au mieux pis-aller et au pire un drame. Dans tous les cas, elle est à éviter et non à encourager. Dans un monde idéal, elle n’existerait pas. Personne ne devrait donc la soutenir. Deuxième constat : il faut distinguer le migrant de la migration. Le migrant, quelle que soit son origine, sa religion ou sa couleur de peau, est d’abord un être humain et à ce titre il doit être secouru. C’est une victime, au sens plein du terme, et l’abandonner à son sort est un crime. Il n’y a pas à discuter là-dessus. Chacun, aussi endurci soit-il, peut lui reconnaitre ce statut. On notera à ce propos que les partis dits d’extrême-droite ne l’ont pas remis en question même s’ils répugnent à en tirer toutes les conséquences pratiques. Troisième constat, si le migrant et la migration sont distincts, ils doivent, ou devraient, faire l’objet d’un traitement politique différent. C’est ici que les choses deviennent délicates, chaque camp se disputant sur l’emplacement du curseur avec beaucoup d’hypocrisie et de cynisme de part et d’autre. Les uns ne veulent pas reconnaitre que la migration est devenue une sorte d’idéologie servant à masquer l’exploitation des faibles, une variable d’ajustement de la main d’oeuvre planétaire, comme le fut l’esclavage après le XVe siècle. Derrière le vernis humanitaire, la migration consiste souvent à s’approvisionner gratuitement en force de travail dans des pays du sud qu’on a soi-même ravagés, de façon à compenser le déficit de main d’œuvre et le vieillissement démographique des pays riches tout en faisant pression sur les salaires et les emplois. Le « Wir schaffen das » d’Angela Merkel lors qu’elle a ouvert les portes de l’Allemagne à un million de réfugiés syrien en 2015, que toute l’Europe bienpensante a salué, apparait beaucoup moins généreux lorsqu’on sait à quel point l’industrie allemande avait besoin d’ouvriers payés au lance-pierre pour faire tourner ses usines! Dans les siècles futurs, pour autant que l’humanité ait survécu au réchauffement et à l’effondrement de la biodiversité, il y a fort à parier qu’elle condamnera fortement cette exploitation des migrations à des fins économiques, comme elle s’est peu à peu scandalisée de l’esclavage, qui consistait aussi à déporter massivement des êtres humains (forcés et non rémunérés il est vrai) dans les usines sucrières et textiles des Antilles et des Amériques au nom de la rationalité économique. Dans ce sens, les passeurs d’aujourd’hui sont l’équivalent des négriers d’hier et les ONG « humanitaires » ont remplacé les missionnaires qui donnaient leur absolution aux organisateurs de la traite négrière. Si la migration, comme l’esclavage, est donc à condamner, les migrants, eux, sont des victimes à protéger, comme auraient dû l’être en leur temps les esclaves. Et c’est ici que les partis et les gouvernements anti-migrants pêchent eux aussi contre l’humanité. En refusant d’accueillir, de nourrir, d’héberger, de soigner et de former leur part de victimes de cette nouvelle forme de traite des êtres humains qu’est la migration de masse, ils ne remplissent pas non plus leur part d’humanité. Je m’engage donc à respecter les migrants dans la détresse, à favoriser leur intégration lorsqu’ils sont admis, à raccourcir le traitement de leur dossier et à faciliter leur renvoi dans leur pays d’origine lorsqu’ils le souhaitent. Je m’engage également à lutter contre les phénomènes qui favorisent les migrations : pillage et exploitation par les multinationales étrangères, échanges économiques et commerciaux inéquitables, malgouvernance, déforestation et expulsion de paysans, ingérences militaires destructrices et semeuses de chaos.

5. Taxer les échanges financiers et les robots plutôt que le travail Un micro-impôt est simple à comprendre et à gérer. Il est équitable, et rend les flux monétaires transparents - une charge minimale et automatique sur chaque transaction de débit et de crédit. Il permettrait de ne plus soumettre chaque citoyen.ne à l’impôt pour son travail. Cela serait plus équitable pour la population, permettant aux personnes de payer moins d’impôts, réduisant la précarité; de plus, cela éliminerait la TVA, l’impôt fédéral direct, et le droit du timbre. Cela incite également à une transparence des flux monétaires. Pour en savoir plus: microtax.ch

6. Assurer une santé abordable et équitable pour tous L’accès à un traitement médical adéquat est souvent ardu, surtout parmi la classe pauvre et moyenne. Il faut aider à combler les disparités de traitement, ainsi que réduire les primes d’assurance-maladie, pour finalement tendre vers une gratuité totale du système d’assurance. Il faut également prodiguer plus de subventions aux hôpitaux, et augmenter les salaires du personnel traitant (ex. aussi les infirmières, aides aux personnes âgées, assistants…). Il faut également que l’assurance-maladie prenne en charge sans augmentation des primes les soins dentaires et optiques. Le coût des assurances maladie plombe le budget de tous les ménages, menant à de plus en plus d’exclusions du système de santé. Il faut encourager les subventions et les subsides dans ce domaine, surtout parmi les jeunes de moins de 25 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans, car ce sont les deux parties les plus précaires devant le système d’assurances. Il faut également instaurer une caisse d’assurance-maladie publique, et ainsi commencer un changement sociétal - nationaliser le système de santé, pour le rendre équitable. Je m’engage pour une réduction des primes et du coût des médicaments, pour une aide aux familles les plus précaires et pour un système de soins de qualité accessible à chaque citoyen.ne.

7. Défendre une Suisse forte dans une Europe démocratique « Reformulons les principes de la démocratie et créons un espace public européen », proposait le philosophe allemand Jürgen Habermas il y a vingt ans. Vingt ans et cinq élections parlementaires européennes plus tard, le problème n’a fait que s’amplifier. Les défis, climatiques et migratoires notamment, se sont multipliés. Les cadres qui structuraient la vie politique – partis, opposition gauche-droite, corps intermédiaires - ont explosé alors que les systèmes médiatiques qui assuraient le débat public se désagrégeaient dans la nébuleuse internet. Dans le même temps, la mondialisation libérale, de liquide, se cristallisait à nouveau en empires solides : Chine et Russie se réimposaient sur la scène mondiale tandis que les Etats-Unis tentaient de réaffirmer leur hégémonie par toutes sortes de mesures unilatérales, sanctions économiques, guerres commerciales, déploiements de force (et de vulgarité depuis Trump). Fragilisée, divisée, vulnérable, l’Europe doit réagir. En commençant par prendre un peu de hauteur pour comprendre le moment historique dans lequel elle s’inscrit. Si l’on analyse les six tentatives d’unification européenne qui ont précédé l’actuelle, à savoir celles de Charlemagne, du Saint-Empire romain germanique, de l’Autriche-Hongrie, de Napoléon, Hitler et Staline, on constate qu’elles ont toutes échoué. Soit à cause d’un usage abusif de la violence et de la force, soit à cause de défauts de gouvernance insurmontables. Le Saint-Empire, pourtant remarquable de longévité, a très vite été victime de ses dysfonctionnements institutionnels et d’exits successifs qui l’ont condamné à se recroqueviller sur un territoire équivalant en gros à celui de l’ancienne RFA. L’UE semble bien partie pour suivre cette voie. L’exemple de la Grèce ancienne est encore plus éclairant. Ravagée par une guerre civile entre Sparte et Athènes qui a duré trente ans, entre 431 et 404, et a mobilisé l’ensemble des Grecs et du monde méditerranéen, elle n’a plus jamais été capable de se relever. Le ressort de sa civilisation s’est cassé, tout comme celui de l’Europe après la catastrophique guerre civile qui l’a détruite entre 1914 et 1945. Les diverses tentatives d’union (les ligues) ont toutes fini par échouer, les divisions internes laissant le champ libre à de nouvelles puissances extérieures (Macédoine puis République romaine) qui ne devaient cesser de s’ingérer dans ses affaires jusqu’à l’absorber purement et simplement (la Grèce est réduite à l’état de province romaine en 146 av. JC). Comment ne pas voir que l’Europe semble suivre un schéma analogue depuis 1917, avec l’appel à l’aide des Etats-Unis. Lesquels, à la faveur de la deuxième guerre mondiale, de la guerre froide puis de l’effondrement soviétique en 1991, n’ont plus jamais quitté le continent et lui imposent leur domination militaire en s’appuyant sur des élites locales à leur dévotion ? Tandis qu’au nord-est, la Russie, pourtant partie prenante de la civilisation et de la géographie européennes, est mise à l’écart et tente de conserver son influence par tous les moyens. Vue sous cet angle, l’Europe semble aussi bien partie pour finir comme une simple colonie américaine, perdant son indépendance militaire et économique au fur et à mesure de ses abandons de souveraineté. Or l’Union européenne, à cause des défauts inhérents aux options prises dans les années 1950 au moment de sa gestation – évacuation du politique, mépris du parlementarisme, suspicion à l’égard de la démocratie, orientation purement économique basée sur un capitalisme de moins en moins social et de plus néolibéral, confiance exagérée dans la technocratie, vassalisation militaire – est incapable de surmonter ces difficultés et d’affronter son destin. Les élections européennes n’y changeront rien, les peuples ayant désormais tendance à se venger de leur mise à l’écart en se tournant vers les « populistes » qui paraissent mieux à même de les défendre. Et cela sans compter que sur le plan interne, l’Union se trouve elle-même déséquilibrée par l’hypertrophie allemande. C’est ici que l’on retrouve la méthode suisse. Confrontée aux mêmes difficultés de gouvernance et d’ingérences étrangères (française puis autrichienne avec Metternich) après les guerres napoléoniennes, les Suisses ont opté pour la création d’une confédération indépendante en pariant sur le peuple plutôt que contre lui. Au lieu de s’arc-bouter sur leurs privilèges, les élites éclairées ont préféré partager une partie de leur pouvoir politique et économique avec le peuple grâce à l’introduction progressive des instruments de démocratie directe, droit de referendum et d’initiative. Cela a pris 70 ans, entre 1815 et 1891, et n’a pas été sans mal. Mais le résultat fut au rendez-vous, avec un pays plus stable, plus prospère, et moins inégalitaire aussi. L’Europe, comme le désiraient ses premiers initiateurs dans les années 1920, pourrait s’inspirer de cette méthode. Dans cet esprit, la Suisse ne doit pas conclure d’accord avec une Union européenne aussi peu démocratique et si ouvertement néolibérale à n’importe quel prix. Les accords commerciaux internationaux ne doivent pas être conclus en dehors et contre les intérêts des peuples, qu’il s’agisse de l’Accord-cadre avec l’Europe, du traité Mercosur ou d’autres traités bilatéraux ou multilatéraux comme les accords sur l’investissement, TTIP et autres TISA.

8. Soutenir un Conseil fédéral qui décide et un Parlement qui légifère en toute indépendance Trop souvent, le Conseil fédéral se contente de suivre les avis des lobbies et des groupes d’intérêt, que ceux-ci soient suisses, comme les caisses maladie, les industries pharmaceutiques et phytosanitaires, ou étrangers, comme les sanctions économiques et les pressions exercées par des Etats étrangers (voir les conditions d’abandon du secret bancaire). De même, notre armée doit préserver notre indépendance et éviter de s’aligner sur un camp – l’OTAN la plupart du temps – contre un autre. Dans un monde de plus en plus chaotique, la neutralité et l’engagement humanitaire dépourvu de toute arrière-pensée économique ou politique redeviennent des atouts primordiaux pour notre pays, que je m’engage à défendre.

9. Conserver une société équilibrée, fière de ses racines et confiante dans l’avenir Pas d’avenir sans passé, pas de futur sans racines. La cadence effrénée des innovations, l’irruption de l’intelligence artificielle, l’hyperpuissance des GAFAM, les développements du transhumanisme menacent non seulement les équilibres homme-nature, mais l’équilibre interne du genre humain. La tentation de rejeter le passé pour créer un homme nouveau, débarrassé des héritages du passé, des traditions et de ses racines est très tentante. Le rejet de la nation, de la patrie, de la famille, est souvent présenté comme un signe de modernité désirable. Il n’en est rien, l’avenir ne pouvant être détaché du passé et du présent qui le construisent. Pas d’ouverture à l’autre et de confiance dans l’avenir sans amour de sa patrie et sans conscience de ses origines. Aimer et prendre soin de son pays ne sont pas des attitudes ringardes, cultiver ses racines et les arroser sont des conditions pour faire grandir l’arbre de la raison.

10. Considérer la nature, l’air, l’eau et le patrimoine culturel comme des biens communs inaliénables Il y a des choses qui n’ont pas lieu d’être privatisées. La nature, l’air et l’eau sont des biens communs, dont chacun a besoin. Ceux-ci sont inaliénables et doivent être à disposition de chaque citoyen.ne. Je m’engage pour la préservation du patrimoine culturel ainsi que des espaces verts et des réserves naturelles, ainsi que l’accès gratuit à l’eau pour tous. Il faut protéger la faune et la flore Suisse, en créant des nouvelles réserves naturelles ainsi que des nouvelles zones de biodiversité en ville, telles que des prairies maigres urbaines ou une végétalisation urbaine sur les toits ou sur les places par exemple, ainsi que pour la protection des cours d’eau et étendues d’eau, urbains ou ruraux. Il faut créer de nouveaux parcs nationaux, ainsi que créer des zones de verdure et de biodiversité au sein des villes. Je m’engage également contre la privatisation des semences, de l’eau ou de terrain non utilisé par l’humain. Il faut préserver nos forêts, nos montagnes, et le monde animal - nos villes et nos campagnes. Je m’engage contre la construction de nouvelles usines d’embouteillage d’eau sur le sol Suisse, ainsi que contre la destruction du patrimoine culturel qui nous tient tant à coeur - il faut encourager le classement de bâtiments et de lieux au patrimoine, au lieu de construire infiniment, afin de préserver non seulement les lieux de biodiversité en ville (tels que les Allières, lieu au patrimoine culturel et écologique) mais aussi en campagne (ex. prairies maigres, tourbières, gravières….). Les personnes/entreprises tentant de privatiser ces biens communs seraient punis sévèrement.

11. Dépénaliser et réguler la consommation de drogue La lutte violente contre la drogue n’a jamais fonctionné. Il y a toujours autant de dealers, de consommateurs et d’overdoses. Je m’engage donc contre cette politique, contre l’aliénation des consommateurs de drogue, et pour la dépénalisation et la régulation de toutes les drogues à travers le développement de systèmes de suivi ainsi que de réduction de risques de qualité et accessibles à tout citoyen. La consommation de certaines drogues, dites “douces” qui peuvent être utilisées médicalement afin de traiter certaines maladies telles que la dépression/le stress post-traumatique (par exemple le LSD) devraient être décriminalisées et accessibles en tant que traitement, au même titre que d’autres médicaments similaires. D’autres, telles que le cannabis, devraient être disponibles médicalement (traitement de la douleur, voir aide à la récession de certains cancers par ex.) ou récréationellement, au même titre que l’alcool et suivant la même législation. Un système de suivi psychiatrique et médical devrait être disponible et accessible anonymement et pour n’importe qui sans discrimination en cas d’addiction, ainsi que des centres où l’on peut faire tester ce que l’on consomme. Il faut également renforcer le système de prévention et d’éducation par rapport à la drogue, en expliquant les risques et les éventuels bienfaits, au lieu d’encourager les jeunes à avoir peur, et à ne pas s’informer.

12. Garantir une formation et un emploi décents aux jeunes et une retraite à la carte aux plus âgés De plus en plus de personnes âgées sont dans une position précaire, et de plus en plus de jeunes doivent abandonner leurs études faute de moyens financiers. Je m’engage pour un accès équitable à l’éducation pour chaque jeune, avec une prise en charge suffisante et de qualité. Je m’engage également pour des retraites dignes; contre la hausse de l’âge de la retraite des femmes, et contre la précarisation des jeunes et des personnes retraitées. Il faut que l’offre d’éducation soit plus ouverte pour les jeunes - plus de sensibilisation aux différentes offres d’éducation, ainsi que plus de passerelles permettant d’opérer une réorientation sans difficulté. Il faut également rendre possible aux jeunes de moins de 18 ans (mineurs) de choisir leur orientation sans la signature d’un responsable légal si celui-ci a montré son sérieux dans le choix de son orientation (par exemple utile pour les mineurs non accompagnés, ou les mineurs en situation précaire). L’université, et autres écoles tertiaires, devraient être gratuites et accessibles à tous au même titre que le primaire et le secondaire, afin d’aller vers une véritable démocratisation de l’éducation. Les jeunes en formation devraient recevoir directement des allocations liées aux études, afin de pouvoir acheter les fournitures nécessaires, ce qui serait utile surtout pour les jeunes en situation précaire. Il faudrait également un meilleur système d’apprentissage à domicile, pour les jeunes avec une santé précaire, ou n’arrivant pas à suivre dans le système scolaire ordinaire. L’accès à l’école devrait de plus être ouvert à tous les âges, en interaction avec le monde du travail et les techniques d’apprentissage à distance (e-learning) avec des pratiques plus horizontales entre les élèves et les professeurs, notamment dans les classes supérieures, afin d’apprendre aux étudiants l’importance de la collaboration dans le monde de demain. Il faut également offrir des passerelles à l’âge de la retraite, afin d’améliorer la transition du monde du travail vers la retraite, et ce à partir de 57 ans, à travers, par exemple, une diminution du temps de travail graduelle tout en gardant le même salaire pour ne pas se retrouver en situation précaire. Il faut également inciter à une connexion intergénérationnelle en créant des endroits où ils peuvent collaborer et se rencontrer, et créer des liens forts pour une société plus forte. Enfin, l’établissement d’un revenu de base universel remplaçant les différentes couches d’aides sociales, complexes et parfois contradictoires, devrait être sérieusement étudié.